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Sommaire de cette page
Communiqué de presse du 25 juillet 2002. Confirmation des craintes sur l'avenir du 3ème aéroport
Communiqué de presse du 23 mai 2002. Ville et Aéroport reçue par Gilles de Robien au Ministère
Conférence de presse du 21 mai 2002. Le 3ème aéroport et les nuisances aériennes en Ile-de-France
Communiqué de presse du 22 mars 2002
Communiqué de presse du 10 décembre 2001
Communiqué de presse du 15 novembre 2001
Communiqué de presse du 5 novembre 2001
Communiqué de presse du 30 octobre 2001
Communiqué de presse du 18 juin 2001
Communiqué de presse du 27 avril 2001

Le jeudi 25 juillet, à 11h30, le Ministre des Transports, M. Gilles de Robien a reçu l'association "Ville et Aéroport", avec l'ensemble des associations franciliennes, pour présenter un plan de réduction des nuisances aériennes à court terme sur les aéroports parisiens existants (Roissy CDG, Le Bourget et Orly). Il a tenu une conférence de presse ce même jour à 15h au Ministère.
   L'association "Ville et Aéroport" a réagi à ces mesures et a sollicité un rendez-vous au ministère à la rentrée.
   Pour toute information sur le communiqué de presse du Ministère, le discours du Ministre et le dossier complet "Pour le développement durable des aéroports parisiens", voir le site Internet du ministère :
www.equipement.gouv.fr

Communiqué de presse

Paris, le 25 juillet 2002

Jean-Pierre Blazy, Président de l'association « Ville et Aéroport ».
Le Ministre des Transports, Gilles de Robien, confirme les craintes exprimées sur l'avenir du 3ème aéroport

La communication du Ministre des Transports sur les mesures à court terme visant à réduire les nuisances aériennes est jugée insuffisante et inquiétante par l'association « Ville et Aéroport ». L'association regrette que le Ministre ne se soit exprimé que sur les aéroports parisiens existants, notamment Roissy CDG, en occultant la situation de l'ensemble des principaux aéroports régionaux.
   Sur la question sensible du 3ème aéroport, M. de Robien a simplement proposé la création d'une mission parlementaire. Celle-ci devra réfléchir de façon générale à la politique de gestion aéroportuaire qu'il s'agit de mener d'ici à 2020 et, en particulier, à l'opportunité ou non d'une troisième plate-forme internationale. Si l'association ne rejette pas sur le principe la proposition d'une mission parlementaire sur cette question, elle y voit pour autant un abandon du site de Chaulnes qui avait été proposé et une négation de la mise en œuvre de la loi sur le débat public. La mission DUCSAI avait permis, durant l'année 2001, à l'ensemble des acteurs du transport aérien de débattre pendant 8 mois de l'opportunité d'un troisième aéroport et des différents sites proposés.
   Les élus de l'association réaffirment que le 3ème aéroport international doit voir le jour dans le grand Bassin Parisien car le temps presse. L'alternative est désormais la suivante : soit la forte augmentation de passagers transportés se fixera sur les aéroports existants, notamment Roissy CDG et Orly, cette situation serait inacceptable, soit celle-ci sera absorbée par une nouvelle plate-forme dont la localisation conciliera raisonnablement les nécessités économiques avec les contraintes environnementales et de sécurité.
   Parallèlement, le seuil des 55 millions de passagers sur Roissy CDG annoncé par son prédécesseur, J-C Gayssot, est remis en question. Le ministre actuel affirme que cet engagement n'est pas officiel mais seulement oral alors qu'il a été annoncé officiellement dès 1997 et réaffirmé au cours des débats parlementaires les cinq années suivantes.
   L'association se félicite du maintien du couvre-feu et du plafonnement d'Orly.
   Sur la réduction des vols nuit sur Roissy CDG, le Ministre a annoncé une décroissance rapide sur la plage de sommeil 00h-5h00. Il est vrai que le trafic nocturne a augmenté de 50% depuis 1997 et que l'exaspération des riverains est grande. Seulement, ce ne sont pas les seules suppressions des mouvements d'Air France d'ici 2003, peu importants sur cette plage horaire, et la réduction des mouvements de La Poste de 30% qui sont significatives. Qu'en est-il de l'opérateur privé ce courrier express FedEx qui a installé son hub sur cette plate-forme, et qui vient de commander 10 gros porteurs A 380 ? Les mesures de couvre-feu seraient plus efficaces.
   S'agissant d'un nouvel indicateur global de gêne sonore sur la nuit annoncé et qui sera plafonné à la valeur moyenne déjà atteinte au cours des trois dernières années, l'association est méfiante par principe. Elle préfère de loin la prise en compte de la mesure réelle prise au sol telle que le préconise l'ACNUSA.
   Par ailleurs, le ministre a rappelé des mesures qui ont été déjà mises en œuvre ou annoncés par son prédécesseur, notamment sur le retrait des avions classés chapitre 2 et celui des avions les plus bruyants chapitre 3 étalé sur une période de 5 ans. L'association a la même analyse sur les couloirs aériens, la révision des PEB et des PGS ou l'amélioration des flottes des compagnies aériennes. Sur le projet de loi PEB qui a été déposé au Sénat par le précédent gouvernement, le Ministre n'a pas précisé quel serait son avenir.
   L'association note avec satisfaction, s'agissant des PGS, l'annonce du doublement du nombre de logements pouvant bénéficier de l'aide à l'insonorisation.
   L'association rappelle qu'elle a rendu publique ses 25 propositions visant à réduire les nuisances aéronautiques des aéroports parisiens et régionaux, et elle entend poursuivre sur cette base son dialogue avec les pouvoirs publics à la rentrée.

Contact Presse : M. Julien Delannay, chargé de mission au 06.15.05.26.89

Communiqué de presse

Paris, le 23 mai 2002

Ville et Aéroport reçue par Gilles de Robien au Ministère

Oui au troisième aéroport dans le grand Bassin Parisien. Oui à un nouveau plan de réduction des nuisances aériennes pour l'ensemble des aéroports parisiens et régionaux d'ici à la mise en service de la nouvelle plate-forme (2002-2015)

Une délégation de l'association nationale d'élus « Ville et Aéroport » composée de MM. Jean-Pierre Blazy, Président de l'association et Député-Maire de Gonesse (95), Nicolas Dupont-Aignan, Vice-Président et Député-Maire de Yerres (91), Jacques Myard, Député-Maire de Maisons-Laffitte (78), Etienne-Christian Villemagne, Adjoint au Maire de Saint-Laurent-de-Mure (69) Vice-Président de la Communauté des Communes de l'Est lyonnais, a été reçue mercredi par le nouveau Ministre des Transports, M. Gilles de Robien, sur la question du troisième aéroport dans le grand Bassin Parisien et la mise en œuvre d'un nouveau plan de réduction des nuisances aériennes à la fois pour les aéroports parisiens existants mais aussi pour les principaux aéroports régionaux.
   L'association « Ville et Aéroport » a clairement réaffirmé sa volonté de voir se réaliser une troisième plate-forme internationale dans le grand Bassin Parisien. En effet, elle considère, suite aux déclarations du Ministre M. De Robien et de son secrétaire d'Etat aux Transports, M. Bussereau, que le débat public sur le troisième aéroport qui s'est tenu entre avril et octobre 2001 a démontré la nécessité d'implanter un troisième aéroport.
   L'association a rappelé au Ministre la situation de saturation environnementale tant en Ile-de-France qu'en province et en particulier à Lyon Saint-Exupéry. Elle considère que tout retard ou absence de décision concernant un troisième aéroport dans le grand Bassin Parisien aurait pour conséquence inéluctable d'entraîner le déplafonnement à Orly (plafond de 250 000 mouvements annuels) et le non respect de la parole donnée de l'Etat concernant Roissy Charles-de-Gaulle (55 millions de passagers maximum, soit environ 600 000 mouvements annuels).
   Elle a également indiqué son attachement à la nécessité de trouver des réponses pour la période transitoire d'ici à la mise en service du troisième aéroport.
   Ses préconisations sont les suivantes :
   - l'interdiction des vols de nuit sur les aéroports ; en particulier s'agissant de Roissy Charles-de-Gaulle avec une première mesure de couvre-feu partiel entre 0h00 et 5h00. Cette mesure nécessite le transfert d'une partie du fret et des vols charters sur des plates-formes situées dans des zones faiblement peuplées comme l'aéroport de Vatry (Marne).
   - la régulation de la croissance du trafic doit être aussi recherchée par l'augmentation de l'emport moyen. Il convient par ailleurs d'intégrer le coût environnemental tant au niveau des nuisances sonores (bruit) que de la pollution atmosphérique (kérosène) par l'instauration d'une taxe environnementale sur les compagnies aériennes selon le principe « pollueur payeur ».
   - le développement des dessertes terrestres doit être poursuivi et notamment celui du réseau TGV (report modal de l'avion sur le train).
   - un plan de soutien au développement maîtrisé des dix grands aéroports régionaux doit être arrêté (le gouvernement Jospin proposait une enveloppe de 760 millions d'euros).
   - la révision des Plans d'Exposition au Bruit (PEB) et des Plans de Gêne Sonore (PGS) est rendue nécessaire par la publication du décret du 26 avril 2002 qui définit le nouvel indice de gêne sonore (Lden), plus représentatif que l'indice psophique.
   Pour les PEB, un projet de loi validé par le Conseil des Ministres est dans les cartons et doit servir de base pour garantir une meilleure protection des populations riveraines contre les nuisances sonores et une plus grande maîtrise de l'urbanisation autour des aéroports. Pour les PGS et l'aide à l'insonorisation des logements, une amélioration de la réglementation est nécessaire et il s'agit de favoriser le principe de l'unicité communale ; c'est-à-dire qu'à partir du moment où une partie de la commune est incluse dans le PGS on considère que c'est l'ensemble de la population qui est concerné.

En réponse, le ministre a confirmé sa démarche visant à réexaminer le dossier du troisième aéroport et à ouvrir une nouvelle concertation, tout en indiquant qu'il n'avait pas encore donné d'instructions au Préfet de région pour remettre en question la procédure engagée relative au calendrier prévisionnel sur le site de Chaulnes.
   De Robien considère que la concertation menée au sein du débat public, présidé par M. Zémor, était « vague et orientée ».
   Il a en même temps jugé indispensable de nouvelles mesures à court terme de réduction des nuisances. Par ailleurs, il a avancé qu'il entendait pratiquer une nouvelle méthodologie et définir un futur calendrier. Il a notamment affirmé qu'une décision sera prise avant un an sur le dossier du troisième aéroport.
   L'association entend rester vigilante. Elle réaffirme pour sa part la nécessité du troisième aéroport. Elle est hostile à la remise en question du site de Chaulnes. Il y a urgence à prendre des décisions. Elle encourage à développer Vatry pour le fret et les charters.
   L'association présentera prochainement un plan détaillé visant à réduire les nuisances aériennes sur l'ensemble des principaux aéroports français d'ici la mise en service du troisième aéroport à l'horizon 2015.
   Enfin, elle poursuit ses activités et tiendra son second colloque à Paris au mois d'octobre.

Jean-Pierre Blazy

Contact Presse,
Julien Delannay, Chargé de mission
06-15-05-26-89

Conférence de presse

« Le 3ème aéroport et les nuisances aériennes en Ile-de-France »
Mardi 21 mai 2002 à 9H00
Restaurant « Chez Françoise » - Aérogare des Invalides

Intervention de M. Jean-Pierre Blazy, Président de l'association « Ville et Aéroport »

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Je tiens à exprimer devant vous mon inquiétude suite aux déclarations du nouveau Ministre des Transports, M. Gilles de Robien, et du secrétaire d'Etat au Transport, M. Dominique Bussereau, sur la question du 3ème aéroport parisien. En effet, M. DE Robien a indiqué qu'il souhaitait reprendre le dossier à zéro et à même remis en question la nécessité du troisième aéroport dans le Grand Bassin Parisien.
   M. De Robien revient sur la parole de l'Etat et la décision prise par le gouvernement Jospin d'implanter le troisième aéroport sur le site de Chaulnes dans la Somme. Il est logique que le Député-Maire d'Amiens conteste le choix de Chaulnes en tant qu'élu local. Mais il ne peut, en tant que Ministre de la République, ignorer et abandonner un long processus de concertation présidé par M. Zémor dans le cadre de la Commission Nationale du Débat Public entre février (lettre de mission) et octobre 2001. Durant ces huit mois, la concertation a été la plus large possible, plusieurs sites ont été examinés avec soin par la mission DUCSAI, de nombreuses rencontres se sont tenues à Paris et en Province, et la décision de l'Etat du 15 novembre dernier a été prise avec attention et précaution en toute connaissance de cause au nom de l'intérêt général. Je tiens à rappeler que le Conseil Municipal d'Amiens avait formulé lui-même le vœu, en 1996, alors que le site de Beauvilliers avait été réservé, dans le cadre de la mission Douffiagues, par le gouvernement Juppé, que le troisième aéroport s'installe en Picardie.
   Il est inconvenant de reprendre « à zéro » ce dossier et rayer d'un trait de plume plusieurs mois de concertation et de débat public. La mission DUCSAI a démontré la nécessité d'un troisième aéroport pour désengorger les aéroports parisiens existants, Roissy CDG et Orly. Je constate une saturation environnementale en Ile-de-France et il est clairement ressorti du débat public que les aéroports de province et le TGV ne pourront absorber le trop plein de trafic parisien. C'est un principe acquis que la construction d'un troisième aéroport s'impose pour desserrer l'étau des nuisances dans lequel se trouve enserrée la population francilienne. Pour les populations riveraines de Roissy CDG et d'Orly, le seuil d'acceptabilité aux nuisances aériennes renvoie aux engagements pris par l'Etat : 55 millions de passagers à Roissy CDG (ce qui correspond à 600 000 mouvements annuels) et 250 000 mouvements annuels sur Orly (couvre-feu). Revenir sur une telle décision, c'est pénaliser les 400 000 riverains de Roissy et d'Orly, c'est le déplafonnement assuré de Roissy et d'Orly et la mise en place d'une politique ultra-libérale visant à optimiser les capacités de ces aéroports. M. Bussereau, Secrétaire d'Etat aux Transports, a même avancé le chiffre de 80, voire 90 millions de passagers sur Roissy CDG et considère qu'Orly est « sous-utilisé » ! Mais on ne peut développer un aéroport de façon non-maîtrisée. Il faut avant tout concilier l'exigence économique et l'exigence environnementale. Ne pas faire le choix du 3ème aéroport à Chaulnes, c'est faire le choix de la solution libérale !
   Toutes les études montrent qu'à l'horizon 2015-2020, le trafic aérien va doubler. Le ralentissement actuel lié aux événements du 11 septembre aux Etats-Unis ne remettent pas en cause une pente constante d'expansion annuelle de 4 à 5%. D'ici à 2020, il y aura un besoin d'accueillir 80 millions de passagers supplémentaires dans notre pays. Il s'agit donc de respecter l'engagement de construire une nouvelle-plate forme internationale à Chaulnes à l'horizon 2015 sachant qu'il faut entre 10 et 15 ans pour construire le nouvel aéroport.
   Si on ne le fait pas, cela signifie que l'on renforcera le trafic dans les aéroports parisiens, qu'il y aura entre 40 à 50 millions de passagers de plus pour Orly et Roissy et des nuisances plus fortes pour tous les riverains de la région parisienne.
   Il est nécessaire de mettre en service un troisième aéroport situé au nord/nord-est de l'Ile-de-France, en synergie avec Roissy CDG de façon à contribuer à un rééquilibrage du territoire francilien. Les intérêts électoraux ne sont pas de mise sur cette question.
   L'association nationale d'élus « Ville et Aéroport » est pour le respect des engagements pris par l'Etat sur cette question et considère que la décision prise par Lionel Jospin et les mesures qui l'accompagnent doivent être suivies. Elle encourage une réalisation planifiée de la nouvelle plate-forme internationale dans le grand bassin parisien, désignée sous le nom de « Picardie-Europe » et le commencement des travaux en 2005. Elle note le programme prévisionnel jusqu'à la mise en service de l'aéroport arrêté par le préfet de Picardie, M. Cadoux. La gestion de la saturation du trafic sur Paris est en effet inacceptable (sécurité, environnement, retards) et les possibilités de desserrement du trafic sur les petites plates-formes parisiennes extrêmement limitées, tant en capacité qu'en temps gagné. Les possibilités de développement des aéroports de province qui connaissent déjà une forte croissance du trafic et qui permettraient le redéploiement d'une partie du trafic parisien doivent être examinées et évaluées avec attention et précaution.
   L'association « Ville et Aéroport » est favorable à ce qu'une partie des activités fret liées à l'aéroport de Roissy CDG soient transférées sur la plate-forme de Vatry (Marne) ainsi qu'une partie des vols charters. Vatry constitue une solution d'accueil immédiatement opérationnelle et permettrait de soulager les mouvements d'avions de nuit liés au fret sur Roissy CDG. Elle est pour l'instauration d'un couvre-feu partiel sur le cœur de la nuit (00h-6h00) à Roissy CDG et juge pertinentes les conclusions rendues récemment par un rapport parlementaire sur les vols de nuit.
   Ont été entendus ensemble les engagements de l'ancien gouvernement Jospin sur les plafonnements actuels des aéroports parisiens et les souhaits de limitation des riverains, qui ont fait valoir dans le débat les conséquences aggravées des nuisances aériennes, notamment sonores et nocturnes, sur la qualité de vie, la santé et l'habitat de centaines de milliers de personnes. Le nouveau gouvernement Raffarin ne peut revenir sur la décision qui a été prise à moins de prendre un peu plus de retard sur cette question, d'en faire avant tout un enjeu politique et électoral et surtout de pénaliser encore les riverains touchés par les nuisances.
   Manifestement, la solution ne saurait être trouvée, ni dans les seuls progrès de l'emport moyen des avions ou de la gestion des créneaux aériens, ni dans le développement des aéroports franciliens , ni, comme cela a pu être entendu, dans l'indemnisation et le déplacement massif des populations installées !

   Pour conclure, nous disons qu'il faut non seulement maintenir le choix de Chaulnes comme site du futur troisième aéroport, mais aussi mettre en œuvre un plan d'action visant à réduire les nuisances aériennes en Ile-de-France, comme l'avait envisagé le gouvernement Jospin. Celui-ci avait proposé plusieurs solutions pour améliorer la situation des riverains des aéroports franciliens d'Orly et de Roissy, et notamment durant la période transitoire avant la mise en service de la nouvelle plate-forme (2002-2015). Car la solution aux nuisances pour les aéroports parisiens ce n'est pas seulement le troisième aéroport, mais également un plan de réduction des nuisances. L'association « Ville et Aéroport » suggère ainsi pour l'avenir un plan d'accompagnement indispensable d'un nouvel aéroport, qui ne saurait être conçu sans éviter les erreurs du passé identifiées.
   Il s'agit d'émettre les préconisations suivantes :
   la limitation des vols de nuit, particulièrement mal tolérés par les riverains, et le transfert d'une partie du fret et des vols charters sur des plates-formes situées dans des zones faiblement peuplées comme l'aéroport de Vatry (Marne).
   Un plan de soutien au développement maîtrisé des dix grands aéroports régionaux doit être arrêté (le gouvernement Jospin proposait une enveloppe de 760 millions d'euros). Les grands aéroports régionaux se sont beaucoup développés. Il convient de promouvoir une politique de développement durable qui concilie l'économie du transport aérien et l'environnement comme pour les aéroports parisiens existants.
   La révision des PEB et des PGS doit être encouragée afin d'élargir les périmètres, d'harmoniser les zones et d'utiliser un nouvel indice de gêne plus représentatif que l'indice psophique (le Lden).
   Sur ce point, un décret est paru le 26 avril dernier. Sachez qu'un projet de loi sur les PEB, validé par le Conseil des Ministres, est dans les cartons et doit servir de base. Ce projet de loi PEB vise à garantir une meilleure protection des populations riveraines contre les nuisances sonores et doit permettre une meilleure maîtrise de l'urbanisation autour des aéroports. Cette meilleure maîtrise sera également assurée dans les zones de bruit plus faible (zones dites « D ») des PEB. L'établissement de ces plans inclura le trafic devant être atteint au terme du développement de l'aéroport. La réforme des plans d'exposition au bruit est indispensable pour qu'ils prennent mieux en compte la réalité du bruit, dans l'espace et dans le temps. Les PEB ont été critiqués en raison d'indices de mesure du bruit inadaptés, et suivant peu l'évolution de l'activité de l'aéroport dans le temps. En outre, le projet de loi prévoit le rachat préventif des logements susceptibles d'être fortement exposés au bruit durant une période de deux ans après la mise en service de la nouvelle plate-forme. (Cf. amendement à la loi « Démocratie de proximité).
   Pour les PGS et l'aide à l'insonorisation des logements et des établissements publics, une amélioration de la réglementation est nécessaire. L'association « Ville et Aéroport » suggère qu'il faut aller plus loin et favoriser le principe de l'unicité communale.
   Pour définir les modalités d'application des mesures prévues ci-dessus aux aéroports existants, une concertation avec les collectivités locales et les commissions consultatives de l'environnement doit être organisée.
   Le développement des dessertes terrestres doit être poursuivi et notamment le développement du réseau TGV qui doit permettre la mise en place des lignes de substitution performantes (report modal de l'avion sur le train).
   Les décisions concernant toute modification de couloir aérien devront faire l'objet d'une concertation publique (cf. amendement à la loi « démocratie de proximité »). De nouvelles règles et procédures, tenant compte des contraintes de sécurité, doivent être définies et mises en œuvre par l'ACNUSA pour garantir le respect de ces couloirs aériens.

OUI AU TROISIEME AEROPORT A CHAULNES ET A L'APPLICATION D'UN PLAN DE REDUCTION DES NUISANCES AERIENNES EN ILE-DE-FRANCE.

OUI AU DEVELOPPEMENT MAITRISE DES AEROPORTS REGIONAUX.

OUI A LA REFORME RAPIDE DES PEB ET DES PGS.

OUI A UNE LIMITATION DES VOLS DE NUIT SUR ROISSY CDG ET A L'INSTAURATION D'UN COUVRE-FEU PARTIEL SUR LE CŒUR DE LA NUIT (0H00-6H00).

NON A LA SOLUTION LIBERALE QUI ENCOURAGE L'OPTIMISATION DES CAPACITES DES PLATES-FORME PARISIENNES EXISTANTES ET L'AUGMENTATION DU TRAFIC ET DES NUISANCES POUR LES MILLIERS DE RIVERAINS CONCERNES (400 000).

Communiqué de presse

Paris, le 22 mars 2002

L'association nationale d'élus « Ville et Aéroport » qui représente près de 50 communes riveraines d'aéroports, des collectivités locales et des parlementaires, soit environ 1 million d'habitants touchés par les nuisances, émet sa réserve sur l'entrée en vigueur du nouveau dispositif de circulation aérienne en Ile-de-France présenté par Eurocontrol et la DGAC après plus d'un an de travail et de dialogue souvent conflictuel avec l'ensemble des acteurs (associations de riverains et élus).
   Elle considère que la création d'un quatrième point d'entrée pour l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle au sud-ouest de la région parisienne ne réduit en rien les nuisances et le nombre de personnes survolées quotidiennement par les avions. Au contraire, elle pense que le nouveau dispositif offre la possibilité d'additionner les nuisances selon l'altitude envisagée, soit entre 0 et 1000 m, 1000 m et 2000 m, 2000 m et 3000 m.
   Un tel dispositif entraînera à terme une augmentation du nombre des mouvements d'avions sur les aéroports parisiens existants.
   L'association rappelle que le 15 octobre dernier, la Commission Consultative de l'Environnement de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle avait émis un avis négatif lors du vote et que l'ACNUSA n'avait pas dans un premier temps prononcé d'avis favorable concernant ce dispositif.
   Les élus et associations souhaitaient un traitement global de la réorganisation de la circulation aérienne.
   Il est clair que les engagements pris par le Ministre des Transports, J-C Gayssot, doivent être tenus pour le respect strict des couloirs aériens et les vols de nuit de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. En tout état de cause, l'entrée en vigueur du nouveau dispositif doit s'accompagner de garanties quant aux conditions de survol des populations franciliennes, notamment à proximité de Roissy-Charles-de-Gaulle. L'association souhaite connaître les modalités pratiques afin que les avions, tant au décollage qu'à l'atterrissage, respectent les normes de protection environnementales.
   Les « volumes environnementaux de protection » pour les trois aéroports concernés doivent être déterminés rapidement et communiqués dans une totale transparence. Des arrêtés devront être pris afin de les rendre obligatoires. Leur non-respect pourra faire l'objet de sanctions.
   L'association « Ville et Aéroport » considère pour sa part que la région parisienne est en situation de saturation environnementale sur cette question et que la décision du gouvernement le 15 novembre dernier d'implanter une nouvelle plate-forme internationale « Picardie-Europe » dans le secteur de Chaulnes va dans le bon sens et doit permettre de soulager le trafic sur les deux aéroports existants.
   L'association n'hésitera pas à saisir l'ACNUSA en cas du non-respect de l'altitude.

Le Président
Jean-Pierre Blazy

Contact presse : Julien Delannay
06-15-05-26-89

Communiqué de presse

Le 10 décembre 2001

Nouveau dispositif de circulation aérienne en région parisienne

Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement a arrêté aujourd'hui le nouveau dispositif de circulation aérienne en région parisienne.
   Le dispositif actuel a peu évolué depuis les années 1970. Il est désormais saturé, notamment avec un goulet d'étranglement dans le nord-ouest de la région parisienne qui provoque, aux heures de pointe, des retards importants de 40 à 60 minutes. Il génère également des survols injustifiés, sources de nuisances sonores. Il fallait donc le réformer avec le double objectif, dans le respect d'un haut niveau de sécurité, de réduire les nuisances sonores et d'améliorer la régularité des vols.
   Le ministre a retenu la proposition élaborée, après une large concertation, par l'organisme indépendant et international Eurocontrol. Il a également suivi les recommandations formulées par l'Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires, dans son avis du 26 octobre dernier.
   A la demande du ministre, une large concertation avec les élus et les associations de riverains, ainsi qu'avec les organismes institutionnels, commissions consultatives de l'environnement et ACNUSA, s'est engagée au début de l'année 2001. Elle a duré près de dix mois. Dans ce cadre, le ministre avait confié le soin à l'organisme Eurocontrol d'examiner cette problématique, et de formuler ses propres propositions. Dans un souci de transparence, cette expertise a été menée sous l'égide d'un Comité de pilotage regroupant des élus des huit départements franciliens, sous la présidence du Préfet de la Région Ile-de-France.
   A l'issue de la concertation, Eurocontrol a élaboré une proposition de synthèse des différentes variantes qui lui avaient été soumises. Cette proposition répond aux exigences de sécurité, offre une meilleure régularité des vols, et réduit les nuisances sonores en Ile de France où le nombre de personnes survolées diminue. Le ministre a donc décidé de la mettre en œuvre.
   Il a par ailleurs souhaité que les recommandations formulées par l'ACNUSA et les préoccupations légitimes exprimées par la population francilienne lors de la concertation soient prises en compte.
   Afin de diminuer la gêne des populations riveraines, il a notamment été décidé d'associer aux procédures de décollages et d'atterrissages dans les aéroports parisiens des "couloirs aériens" (volumes de protection environnementaux) dans lesquels tous les vols devront s'inscrire, sous peine de sanction de la Commission Nationale de Prévention des Nuisances, excepté bien sûr pour des raisons justifiées de sécurité. Des mesures restrictives et contraignantes sur les trajectoires utilisées la nuit sont également prévues, en vue de réduire le nombre de personnes survolées.
   Cette décision prendra effet le 21 février 2002, ce qui permettra une prise en compte de ce nouveau dispositif par les services de contrôle aérien avant la pleine saison aéronautique de l'été.
   La concertation qui s'est ainsi déroulée en Ile de France est une avancée importante pour davantage de transparence dans la définition et la modification des couloirs aériens.
   Elle a inspiré la récente décision du gouvernement de définir d'ici la fin de l'année, pour être déposée sous forme d'amendement dans le cadre du projet de loi "démocratie de proximité", une procédure de concertation publique qui vaudra pour toutes nouvelles décisions en la matière.

Un dossier complet est disponible sur le site du ministère :
www.equipement.gouv.fr

Contacts presse :
Véronique Drouet 01 40 81 31 77
Marie-France Dewast 01 40 81 31 59

Communiqué de presse de M. Jean-Pierre Blazy

Paris, le 15 novembre 2001

Troisième aéroport : une décision qui concilie l'exigence économique et l'exigence environnementale.

Je me réjouis de la décision qui vient d'être prise par le Premier Ministre, Lionel Jospin, concernant l'implantation d'une troisième plate-forme aéroportuaire internationale dans le grand bassin parisien à Chaulnes en Picardie.
   Celle-ci doit permettre de respecter l'engagement pris à l'automne 1997 par M. Gayssot, au nom du gouvernement, de ne pas dépasser les 55 millions de passagers par an sur Roissy-Charles de Gaulle suite à la confirmation d'extension de la plate-forme. Cette limitation opérationnelle fixée à 250 000 mouvements annuels à Orly et 55 millions de passagers par an à Roissy est confirmée par cette décision.

   En effet, on sait que les effets conjugués de la libéralisation du ciel européen et la reprise de la croissance ont conduit aujourd'hui à une situation de « saturation environnementale » sur Paris.
   La décision pour l'implantation d'un troisième aéroport dans le grand bassin parisien apporte une solution à la thèse que je défends et qui est celle du développement durable du transport aérien. Elle concilie deux exigences.
   La première est l'exigence économique. En dépit de la conjoncture défavorable actuelle quelque peu antérieure aux événements du 11 septembre, il faut convenir que la demande structurelle de transport aérien va se poursuivre et reprendra une fois passée la dépression actuelle.
   La deuxième est l'exigence environnementale. Il est maintenant clair que celle-ci est un paramètre incontournable depuis plusieurs années dans nos sociétés européennes.
   Cette position refuse à la fois la solution « hyper libérale » qui consiste à déplafonner Roissy et Orly comme le propose M. Gantier, député DL de Paris et, de ce fait, ne prend pas en compte l'exigence environnementale ; elle refuse également ceux qui pensent de façon illusoire qu'il est possible de limiter fortement le développement du transport aérien.
   Cette décision s'accompagne également de dispositions visant à soutenir le développement maîtrisé des aéroports régionaux et une meilleure protection des populations riveraines. Je me félicite, à ce titre, de l'élaboration d'un projet de loi qui sera présenté début 2002.
   Le site de Chaulnes doit permettre de ne pas reproduire les erreurs du passé et de concevoir l'aéroport du XXIe siècle pour la ville, mais en dehors de la ville, et relié à celle-ci par des accès terrestres performants, en une distance-temps la plus brève possible grâce à l'intermodalité active (TGV et autoroute).
   Deux impératifs sont à rappeler. Il ne s'agit pas de reporter les nuisances sur les autres et il faut envisager des plans d'exposition au bruit avec des périmètres suffisamment larges. La question de la maîtrise de l'urbanisme aux abords de la plate-forme doit être sérieusement étudiée. L'autre impératif, sur Roissy et Orly, est de poursuivre une politique contre les nuisances sonores et atmosphériques. Il convient donc d'avancer sur la question des vols de nuit et d'envisager le transfert du fret à Vatry. Cette dernière plate-forme est en effet opérationnelle depuis plus d'un an. Elle pourrait accueillir d'autre part des vols charters.
   Le gouvernement doit néanmoins préciser le calendrier du chantier du troisième aéroport dont la mise en service doit être la plus rapide possible et en toute hypothèse bien avant l'échéance des schémas de services collectifs des transports fixée à l'horizon 2020.

Jean-Pierre Blazy

Contact Presse,
Aurélien Sourine, Assistant parlementaire,
06 81 73 22 96

Communiqué de presse de M. Jean-Pierre Blazy

Gonesse, le 5 novembre 2001

L'association nationale d'élus « Ville et Aéroport » appelle tous les franciliens à venir manifester en faveur d'une décision rapide et claire du Gouvernement concernant l'implantation d'un troisième aéroport dans le grand Bassin parisien, le samedi 10 novembre 2001, place Denfert-Rochereau à 14h.

L'association nationale d'élus « Ville et Aéroport » appelle tous les élus franciliens à venir manifester pour l'implantation d'une nouvelle plate-forme aéroportuaire internationale dans le grand Bassin parisien et ainsi soutenir la décision prochaine du Premier ministre sur cette question.
   « Ville et Aéroport » rappelle qu'en octobre 2000, le Premier ministre a donné son accord de principe à la création d'une nouvelle plate-forme à l'horizon 2015, destinée à désengorger Roissy et Orly, menacés d'asphyxie du fait de la croissance attendue du trafic aérien et soumis à des limites de développement (250 000 mouvements d'avions pour Orly, 55 millions de passagers pour Roissy par an). Elle considère qu'il est temps pour le gouvernement de confirmer l'opportunité d'un troisième aéroport et de décider de sa localisation afin de ne pas reproduire les erreurs du passé.
   Le débat public a d'ailleurs vérifié sa nécessité. En effet, dernièrement, la contre-expertise du cabinet londonien MVA, inacceptable par ailleurs sur la proposition de déplafonner les plates-forme parisiennes existantes, n'a fait que valider les projections d'évolution du trafic - soit un quasi-doublement du nombre des passagers à 140 millions en 2020 sur Paris. Avec les plafonds actuels auxquels sont soumis Roissy et Orly, 35 millions de passagers ne pourraient pas être accueillis sur Paris en 2020.
   Par la voix de ses élus franciliens, et avant même le crash du concorde en juillet 2000, « Ville et Aéroport » plaidait déjà pour la construction d'un troisième aéroport. En effet, c'est la conception d'un véritable développement durable du transport aérien qu'il convient de promouvoir. Concilier l'exigence économique et l'exigence environnementale, tel était l'enjeu essentiel du débat public engagé depuis le mois d'avril dernier.
   La position de « Ville et Aéroport », mentionnée dans sa charte fondatrice, prend en compte le développement maîtrisé du trafic des aéroports de province et considère que la solution de la construction d'un 3e aéroport dans le grand bassin parisien n'est en rien antinomique à leur propre croissance. Pour autant, il n'est pas raisonnable de penser faire de Lyon Saint-Exupéry la « deuxième porte d'entrée en France ».
   Le nouveau site aéroportuaire international doit permettre de développer l'intermodalité Avion-TGV, augmenter l'emport moyen des avions à Roissy et Orly notamment. Il s'agit de concevoir l'aéroport du 21e siècle qui ne doit plus tourner le dos à ses territoires d'implantation et au cadre de vie des populations riveraines. Ainsi, il est nécessaire de prendre en compte les trois paramètres suivants : sécurité, environnement, économie.

Contact Presse :
Julien Delannay, chargé de mission
01.39.85.95.96.

 

Communiqué de presse

Gonesse, le 30 octobre 2001

Communiqué de Jean-Pierre Blazy
Député du Val d'Oise, Maire de Gonesse
Président de l'association nationale d'élus « Ville et Aéroport »

L'association nationale d'élus « Ville et Aéroport » se félicite de l'absence d'avis positif de l'ACNUSA sur le projet de réorganisation du dispositif de circulation aérienne en région parisienne. En effet, « Ville et Aéroport » considère que le projet de nouveaux couloirs aériens pour desservir les aéroports d'Orly et Roissy n'apporte pas les garanties suffisantes aux riverains en matière de lutte contre le bruit.
   Le projet tel qu'il est présenté en date du 19/10 par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et Aéroports de Paris (ADP) n'est pas recevable puisqu'il ne retient que des éléments techniques de circulation aérienne. Or, concrètement, les avancées positives pour les populations survolées ne sont possibles que si des arrêtés portant sur les restrictions d'usage sont pris et que les mesures recommandées par l'ACNUSA sont appliquées.
   Les insuffisances du nouveau projet montre qu'on ne peut dissocier les dossiers sur la question du développement durable du transport aérien et que celle-ci doit être traitée de façon synoptique : la redéfinition des couloirs aériens, le 3ème aéroport, les mesures de réduction des nuisances (notamment les nuisances sonores la nuit), tous ces points doivent être articulés.
   « Ville et Aéroport » demande que les recommandations formulées par l'ACNUSA le 18 avril dernier soient mises en œuvre et comprises dans les arrêtés portant sur les restrictions d'usage. Par exemple, sur la question des vols de nuit, l'ACNUSA préconise la sanction des survols engendrant un niveau sonore supérieur à 85dB (A) entre 22 heures et 6 heures.« Ville et Aéroport » juge cette recommandation comme un point de départ et défend, pour sa part, une réglementation plus drastique des vols de nuit qui ne conduise pas pour autant à des procédures de contentieux.
   Le Président de « Ville et Aéroport », en tant que député et rapporteur de la loi du 12 juillet 1999 portant création de l'ACNUSA, se réjouit de voir l'Autorité travailler en toute indépendance et dans le souci de l'équilibre entre le développement nécessaire du transport aérien et l'exigence environnementale.
   « Ville et Aéroport » engage donc les pouvoirs publics à prendre des arrêtés portant sur les restrictions d'usage et comprenant les recommandations émises par l'ACNUSA afin d'apporter des garanties suffisantes aux riverains en matière de réduction des nuisances sonores aéroportuaires notamment la nuit.

Contact Presse : Julien Delannay
Chargé de mission

Communiqué de presse

18 juin 2001

Circulation aérienne

Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports a reçu, à leur demande, une délégation d'élus du Conseil Général de l'Essonne conduite par leur Président M. Berson.
   Le ministre a rappelé, qu'afin de favoriser la concertation et la transparence dans ce dossier, il a décidé de confier à l'agence européenne Eurocontrol l'étude de la problématique de la réorganisation de la circulation aérienne au regard de trois constantes : la sécurité, l'impact environnemental et la fluidité.
   La délégation a réaffirmé la détermination des élus essonniens pour qu'une solution compatible avec les exigences des populations concernées soit élaborée.
   Le ministre leur a assuré que toutes les variantes sont étudiées avec le même degré d'approfondissement. Il apparaît qu'à partir des travaux déjà bien avancés, conduits sous l'égide du comité de pilotage avec l'expertise technique d'Eurocontrol, une solution autre que le projet initial pourra être mise au point et acceptée par tous.
   La concertation va se poursuivre très prochainement dans le cadre du comité de pilotage et des commissions consultatives de l'environnement. L'autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA) sera également saisie.

 

Communiqué de presse

27 avril  2001

Jean-Claude Gayssot se félicite du vote de la proposition de loi concernant le plafonnement du bruit émis par les avions en période nocturne

Le ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement, Jean-Claude Gayssot, se félicite du vote positif ce jour de l'Assemblée Nationale sur la proposition de loi de Monsieur Yves Cochet, député du Val d'Oise, concernant le plafonnement du bruit émis par les avions en période nocturne.
   Cette mesure reprend l'une des récentes propositions de l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires, l'ACNUSA, autorité indépendante dont la création résulte de la loi du 12 juillet 1999, votée à l'initiative de ce gouvernement.
   La mesure de plafonnement du bruit durant la nuit, applicable sur les principales plates-formes françaises, complète les engagements pris en 1997 par Jean-Claude Gayssot et Dominique Voynet à l'occasion de la décision d'extension de l'aéroport de Roissy. Parmi ces engagements dont la plupart sont tenus et les autres en passe de l'être, la limitation des mouvements nocturnes des avions les plus bruyants du "chapitre 3" sera effective avant la fin de ce printemps.
   Avec cette loi, il s'agit d'un ensemble de dispositions uniques en Europe visant à concilier la légitime préoccupation des riverains pour la préservation de leur cadre de vie avec la poursuite d'un développement maîtrisé du transport aérien.

 

 

 

 www.villaeroport.org