Charte de
l'Association Ville & Aéroport Editorial Actualités L'Association Charte Les élus regroupés au
sein de l'association Ville et Aéroport,
représentant la diversité des situations
géographiques comme la diversité des opinions
et des idées, considèrent qu'il convient de
réfléchir et d'agir ensemble et en
concertation avec les pouvoirs publics et les acteurs
économiques, en France et en Europe, pour concilier
l'enjeu économique et l'enjeu environnemental
désormais étroitement
liés. Ils entendent agir pour :
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Presse
Agenda
manifestations
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Présentation
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I)
Une élaboration concertée du
développement aéroportuaire national dans
le cadre des schémas de services collectifs de
transports passagers et marchandises qui prennent enfin en
compte la nécessité de concevoir le
développement durable du transport aérien en
France et en Europe. Les choix à effectuer, en
particulier ceux concernant les aéroports
régionaux, doivent contribuer à définir
une politique équilibrée d'aménagement
durable du territoire.
II)
Une décision rapide concernant la création
d'un troisième aéroport dans le grand bassin
parisien, compte tenu de l'engagement pris par les
pouvoirs publics de ne pas dépasser 55 millions de
passagers à Paris-Charles de Gaulle alors que le
trafic en 1999 a été de 43 millions de
passagers. La gestion de la saturation du trafic sur Paris
est en effet inacceptable (sécurité,
environnement, retards) et les possibilités de
desserrement du trafic sur les petites plates-formes
parisiennes extrêmement limitées tant en
capacité qu'en temps gagné. Les
possibilités de développement des
aéroports de province qui connaissent
déjà une forte croissance du trafic et qui
permettraient le redéploiement d'une partie du trafic
parisien doivent être examinées et
évaluées avec attention et avec
précaution. Il est clair que si une décision
n'est pas prise rapidement, il n'est pas impensable de voir
des compagnies s'orienter vers des plates-formes
extérieures au territoire national.
III)
Un développement renforcé de
l'intermodalité et de la
complémentarité air-rail à
l'échelle de l'Europe qui permettra à
terme de réduire le nombre des vols sur les trajets
courts et qui en même temps n'est pas contradictoire
avec la logique du hub.
IV)
La poursuite et le renforcement des mesures prises pour
maîtriser les nuisances aéronautiques sur
l'ensemble des aéroports du territoire national.
L'élaboration de nouveaux indices de gêne
sonore doit enfin aboutir et la révision des PEB et
des PGS doit aussi être engagée sous le
contrôle de l'ACNUSA.
Les Commissions Consultatives de l'Environnement
doivent être mises en place rapidement
conformément la loi du 12 juillet 1999.
Par ailleurs l'association se fixe comme
objectif la mise en place d'un modèle de charte de
qualité de l'environnement sonore à haut
niveau d'exigence environnementale qui devrait permettre une
homogénéisation des conditions de mise en
oeuvre de ces documents en vue d'une meilleure protection
des riverains.
V)
Une réglementation plus drastique des vols de nuit
qui devra conduire à leur interdiction à
terme. Cette question ne pourra être
réglée de façon pertinente qu'au niveau
européen tant l'enjeu économique et l'enjeu
environnemental sont particulièrement contradictoires
sur ce point. L'exemple récent de Bruxelles le
démontre à l'évidence. Dans un premier
temps, une étude approfondie doit être
réaliser sur la possibilité d'aménager
des plages de silence la nuit afin d'améliorer la vie
des riverains.
VI) Le
respect absolu des décisions de l'Union
Européenne s'agissant des chapitres deux et des
avions équipés de réducteurs de bruit
(hushkits). Le chantage des USA concernant les hushkits
demandant l'arbitrage de l'OACI n'est pas acceptable. En
outre l'association devra agir afin que les engagements
gouvernementaux pris au lendemain de la décision de
l'extension de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle
soient étendus à tous les aéroports
dans les meilleurs délais (interdiction des chapitres
2 et 3 hushkités la nuit, fonds de compensation des
nuisances sonores...). Par ailleurs une réflexion
approfondie doit être menée sur la question du
fret et des vols charters au regards des nuisances
importantes qu'ils génèrent et notamment la
nuit.
VII)
La recherche par l'incitation, voire la contrainte d'une
diminution de la pollution atmosphérique
provoquée par les avions et ainsi tenir les
engagements de Kyoto. Dans cette perspective, les
travaux de la Commission Européenne concernant la
mise en place d'une taxation du kérosène, de
redevances ces environnementales ou de négociations
de droits d'émission doivent être
étudiés avec intérêt.
VIII)
La relance rapide au niveau de l'UE des moyens de diminuer
les retards subis par les vols aériens qui sont
également source de nuisances supplémentaires
pour les populations riveraines. Les mesures
récemment prises par la DGAC vont sans doute dans le
bon sens. Une coopération plus étroite entre
le contrôle aérien civil et le contrôle
aérien aérien militaire apparaît
indispensable. Au niveau européen la mise en place
d'une gestion plus collective du ciel doit être
activement recherchée.
IX)
L'ouverture d'une concertation avec les collectivités
territoriales concernées par le statut de grands
aéroports de province. Le statut de concession au
risque et péril proposé sur une durée
de concession courte n'est recevable qu'à titre
transitoire. L'association des collectivités
déjà effective depuis de nombreuses
années au niveau des investissements
aéroportuaires doit se concrétiser par une
participation aux instances gestionnaires.
L'opportunité pourrait être trouvée
à l'occasion de l'étude de nouveaux statuts
aéroportuaires. En particulier l'idée de
sociétés aéroportuaires à
capitaux publics lancée par les grands gestionnaires
des aéroports mérite un examen attentif et
concerté de la part des services de l'Etat qui
pourrait trouver en notre association un
interlocuteur.
X)
Une meilleure répartition des retombées
économiques du développement
aéroportuaire. Le dispositif des fonds de
compensation de Roissy et d'Orly sera à
évaluer. Une réflexion approfondie doit
être entreprise pour permettre son extension à
l'ensemble des grands aéroports de province. Ce
dispositif inachevé devra évoluer pour
favoriser le financement de projets de développement
économique et environnemental mis en oeuvre par les
collectivités locales. Pour ce faire, il faudra
augmenter les ressources, ce qui pose la question de la
création d'une taxe à laquelle les compagnies
aériennes seront assujetties (soit une taxe
additionnelle à la taxe de l'aviation civile, soit
une augmentation de la taxe bruit désormais
intégrée dans la TGAP).
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