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L'aéroport
de Bordeaux-Mérignac
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Présentation
L'aéroport de
Bordeaux-Mérignac a trois activités
essentielles : commerciale, industrielle et
militaire.
1. Activité
commerciale
L'aéroport de
Bordeaux-Mérignac a accueilli 2,9 millions de
passagers en 199 et traité un trafic au départ
et à l'arrivée de 71 000 mouvements dont
48 000 commerciaux. Cette activité le situe au
6e rang des plate-formes de province, après Nice,
Marseille, Lyon et Bâle Mulhouse. Ce trafic est
essentiellement national (2,3 millions de passagers), et
plus particulièrement lié à la liaison
avec la capitale (1,69 millions). Il est en progression de
5,2% par rapport à 1998. Cette croissance est plus
nette sur le national (+6%) que sur l'international
(+2,4%).m.
2. Activité
industrielle
Siège des Sociétés
DASSAULT Aviation et SOGERMA, l'aéroport est
considéré comme un pôle
économique très important pour la Gironde.
Dassault Aviation (1 200
emplois) : Constructeur des avions d'affaire
Falcon, marché en progression. Assemblage
d'avions militaires Mirage et Rafale (en
reprise).
SOGERMA (1 300 emplois) :
Pôle maintenance du Groupe Aérospatiale a
réussi sa reconversion du militaire vers le civil. En
très nette progression, investit dans de nouveaux
locaux industriels et crée de nouveaux emplois.
Ces deux entreprises
génèrent un trafic d'avions en essai
très modéré.
3. Activité
militaire
Siège de la B.A. 106,
l'aéroport de Bordeaux-Mérignac a
généré de nombreuses nuisances du fait
de l'activité militaire. Celle-ci a quasiment disparu
avec le départ des escadrons d'avions d'armes en
1994. 16 000 mouvements d'avions d'armes ont aussi
été supprimés. Les effectifs de la B.A.
1061 dans le cadre d'une reconversion réussie, sont
restés sensiblement constants (3 500). Il y a
lieu de signaler également une implantation
très forte des services de l'Aviation Civile
au-delà des effectifs de l'aéroport au sein de
la D.A.C./S.0. (220 personnes).
Ont également leur siège :
- le Centre de Contrôle en Route Sud-Ouest,
- le Service de l'Information Aéronautique,
- le C.E.S.N.A.C. (Centre calcul de la navigation
aérienne française),
- le Service Spécial des Bases Aériennes, ce
qui représente un effectif de plus de 1 000
fonctionnaires de la D.G.A.C.
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Aéroport
de Bordeaux Mérignac
Plan d'exposition au bruit
En
jaune : zone
84-89
En orange : zone
89-96
En rouge : zone
96 et plus
Trafic
estimé en 2001
Météo standard
Vent nul
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L'aéroport
et son environnement
L'aéroport est proche du
Centre-Ville et plus encore des villes banlieues du
Nord-Ouest et Ouest. Pourtant, l'orientation de sa piste
principale utilisée dans 75% des cas est très
favorable :
- l'axe d'arrivée sur cette piste ne survole pas de
zone très dense de population ;
- au décollage, les avions survolent
immédiatement des zones non urbanisées (et non
urbanisables).
Le plan d'exposition aux bruits mis en
place en 1985, a été concerté dans le
cadre de la commission consultative de l'aéroport. La
composition d'alors, très large, n'a pas
incité le préfet à utiliser cette
structure pour une participation active des élus et
des associations à des débats avec
l'aéroport.
Par contre, les gestionnaires de
l'aéroport (Etat - Chambre de Commerce - Armée
de l'Air) ont privilégié l'information et la
concertation avec les élus des sept communes
riveraines dans le cadre d'Un comité de riverains.
Des contacts étaient également
régulièrement entretenus entre le
concessionnaire et les collectivités territoriales
(Région - Département - Communauté
Urbaine) pour étudier les investissements importants
et la participation éventuelle des
collectivités à ces investissements.
Cette démarche menée dans le
cadre de la commission. de développement
aéroportuaire, a permis d'instituer une forte
synergie. Pendant la période de monté en
puissance de l'aéroport, la C.U.B. et le
Département ont subventionné à hauteur
de 66% tous les investissements.
Cette période critique de la
croissance étant dépassée, les
collectivités, CUB, Département,
Région, contribuent encore aux gros investissements
(75 MF de subvention sur les 250 correspondant à
l'investissement Nouvelle Aérogare). Ce climat de
confiance étant établi, les relations entre
élus et gestionnaires de l'aéroport sur les
problèmes environnementaux ne pouvaient qu'être
basées sur la compréhension mutuelle et
l'écoute.
Cette relation partenariale est un peu
moins évidente avec certaines villes plus
survolées mais moins servies en retombées
économiques et fiscales (Eysines).
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Situation
actuelle
Le plan d'exposition au
bruit va devoir être revu avec création d'une
zone D.
Le P.G.S. est en cours d'approbation. La
commission d'aide aux riverains (ancienne formule) ne s'est
pas encore réunie.
La commission consultative environnement
(nouvelle composition) n'est pas en place mais devra
l'être pour approuver le P.E.B.
Une Charte de l'environnement est en cours
d'élaboration. Un groupe de travail a
été proposé au préfet par le
comité des riverains :
- Organismes aéroportuaires :
CCIB/DAC.SO/Armée de l'Air,
- 2 représentants des compagnies,
- 2 représentants des entreprises :
DASSAULT/SOGERMA,
- 1 représentant du Préfet,
- 1 représentant DIREN,
- 7 élus représentant chacun une
commune,
- 1 élu représentant la C.U.B.,
- 2 représentants des associations de
défense du cadre de vie : SEPANSO, FDCV.
De plus, toutes les
associations locales sont consultées lors de
séances de concertation dans chaque mairie. La
démarche a d'abord consisté en une information
très approfondie des membres du groupe.
Les différents thèmes
abordés :
- le bruit,
- les eaux, nappes et ruissellement,
- l'air,
- les déchets,
- la faune-et la flore,
- la communication.
La démarche semble pour l'instant
très mobilisatrice et appréciée.
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www.villaeroport.org
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